Concert de l'orchestre romantique à la Salle Gaveau...
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Dans le cadre d'une opération menée par le Rectorat de Paris, les élèves de 2nde et de première en histoire des arts du lycée de l'Institut de l'Assomption ont eu l'opportunité d'assister, le mardi 26 janvier à 20h30, salle Gaveau, à un concert de l'Orchestre Romantique Européen dirigé par Monsieur le Ministre Lionel Stoléru. C'était l'occasion d'un tour de France de la musique romantique où chaque œuvre renvoie à une région. Le programme était en deux parties : quatre œuvres avant l'entracte suivies de deux œuvres dont une symphonie d'Indy pour la seconde partie. En préambule à ce concert nous avons pu écouter François Beaulieu (Comédie Française) nous réciter avec grand talent un poème de Verlaine. La première partie s'est conclue sur une œuvre symphonique de Massenet (1842-1912) moins connue que Werther ou Manon Lescault , intitulée Scènes alsaciennes (1882) . La seconde partie est introduite par l'ouverture du Roi d'Ys (1875) , Opéra en 3 actes et 5 tableaux de Lalo (1823 – 1892) et Livret d'Edouard Blau. On raconte que cet opéra fut exécuté pour la toute première fois vingt ans après son achèvement. C'est une légende, car ébauché en 1875 il fut composé durant les années 1886-1887, et eut sa première (triomphale) en 1888. Il y est question de deux soeurs éprises d'un même homme dont l'une se sacrifie pour sauver le peuple d'Ys, ville côtière de Bretagne. C'est avec la Symphonie Cévénole en sol majeur, Opus 2 (1886) de Vincent d'Indy (1851-1931) que s'achève ce beau programme de musique romantique Cette œuvre de 25 minutes environ est restée la plus populaire de l'auteur, qui la composa à 35 ans, à partir d'une modeste chanson de berger ardéchois. Son titre exact est « Symphonie pour orchestre et piano sur un chant montagnard français ». Elle est dédiée à la pianiste Mme Bordes-Pène. Pour notre soirée c'est la soliste Danièle Renault-Fasquelle, professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Lyon , qui interpréta la partition piano. L'enthousiasme des élèves à l'issue du spectacle, alors que beaucoup d'entre eux ne sont pas forcément musiciens ou mélomanes, souligne tout l'intérêt de telles soirées pour les scolaires. Ils découvrent à la fois un univers musical qu'ils méconnaissaient et son interprétation dans un espace mythique, celui de la salle Gaveau, consacré à la musique classique. Nous sommes loin des enregistrements numériques et des projections vidéo : nous sommes là tous ensemble pour ressentir et partager le spectacle. Maintenant nos élèves vont préparer leurs questions pour notre entretien avec Lionel Stoleru vendredi prochain… Nous sommes tous impatients de cet événement. Ph. Roland, professeur d'Arts plastiques. |
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